le mardi 21 novembre, 7 gendarmes blessés dans des heurts avec les pompiers.
Début de l'après midi:
* Les policiers ont essuyé des jets de projectiles, de fusées de détresse et de pétards.
* Les pompiers manifestent à Paris à l'appel de quatre syndicats.
Jets de projectiles, de fusées de détresse et de pétards : le défilé s'est échauffé. Sept gendarmes mobiles ont été blessés, dont deux sérieusement, et un véhicule de gendarmerie a été incendié au cours de la manifestation des pompiers à Paris, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. L'un des deux blessés a eu la jambe fracturée à coup de massette lors de heurts à hauteur de la gare d'Austerlitz. Lors de ces affrontements avec les soldats du feu, un autre gendarme mobile a été grièvement blessé à la tête et cinq de ses collègues plus légèrement atteints. Les sept blessés ont été dirigés vers des hôpitaux parisiens et un véhicule de gendarmerie a été incendié par les pompiers.
A partir de 14h00:
Partis vers 14h de la place Denfert-Rochereau, plusieurs milliers de sapeurs-pompiers s'étaient rassemblés derrière la banderole "Sarkozy, tu avais promis!" Des manifestants avaient également exhibé un faux cercueil de pompier ceint du drapeau tricolore et accompagné d'une bannière accusant le ministre de l'Intérieur : "Sarko méprise vos pompiers". Le cortège rassemble des pompiers venus de l'Ain, des Bouches-du-Rhône, de Côte d'Or, de Gironde ou encore de l'Yonne.
A partir de 15h00:
Dès 15h, quelques petits groupes de manifestants, dont certains avaient une bière ou un verre de whisky à la main, demandaient à la cantonade : "On fout le bordel ou quoi?". Refusant d'agir "comme des moutons", certains voulaient changer l'itinéraire autorisé par la préfecture, de la place Denfert-Rochereau à la Nation.
Entre 16h00 et 17h00:
A la mi-journée, une petite centaine de pompiers professionnels, en tenue, avaient réussi à faire un sit-in durant quelques minutes devant l'entrée de l'Elysée, bloquant la circulation rue du Faubourg Saint-Honoré. Après s'être assis sur la chaussée, juste devant la grille de l'entrée principale du palais présidentiel, les pompiers ont quitté sans incident les lieux à l'issue de pourparlers avec les forces de sécurité qui s'apprêtaient à les repousser.
A partir de 18h00:
* A l'issue de leur manifestation parisienne, une trentaine de pompiers ont investi le boulevard à hauteur de la porte de Vincennes, bloquant la circulation.
Ils remettent ça. Une trentaine de pompiers ont envahi mardi, peu après 18h, le boulevard périphérique de Paris à la hauteur de la porte de Vincennes, bloquant complètement la circulation, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. Lors de la précédente manifestation nationale des pompiers professionnels à Paris, le 25 septembre, près de 400 d'entre eux avaient envahi le boulevard périphérique à hauteur de la porte de Vincennes, bloquant la circulation dans les deux sens.
Aujourd'hui le mercredi 22 novembre, sept pompiers en garde à vue après la manifestation.
Mercredi:
* Lors des affrontements avec les forces de l'ordre, 8 CRS et 7 gendarmes mobiles ont été blessés dont deux sérieusement, 35 pompiers ont été interpellés.
Sept pompiers étaient en garde à vue mercredi matin après les heurts avec les forces de l'ordre lors de la manifestation nationale des pompiers mardi, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. Dix-huit autres pompiers interpellés feront l'objet de poursuites judiciaires, selon la même source. Lors des affrontements avec les forces de l'ordre, où 8 CRS et 7 gendarmes mobiles avaient été blessés dont deux sérieusement, 35 pompiers avaient été interpellés.
Garde à vue prolongée pour 5 pompiers après la manifestation.
Mercredi soir:
Cinq des sept pompiers placés en garde à vue après les heurts avec les forces de l'ordre lors de la manifestation nationale des pompiers mardi à Paris ont vu celle-ci prolongée mercredi soir, a indiqué mercredi soir la préfecture de police. Les cinq pompiers en garde à vue sont poursuivis pour "violences volontaires avec armes sur agent de la force publique", selon une source judiciaire. Parmi les deux autres qui avaient été placés en garde à vue un a été remis en liberté et l'autre sera déféré mercredi soir au parquet pour "participation à un attroupement en étant porteur d'une arme", ce dernier avait été trouvé en possession d'un couteau lors de la manifestation, a indiqué une source judiciaire. 18 autres pompiers, parmi les 35 interpellés lors de la manifestation, feront l'objet de poursuites judiciaires, selon la préfecture de police.